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Citations d'Octave Mirbeau

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Ceux qui se taisent disent plus de choses que ceux qui parlent tout le temps. (Octave Mirbeau)


« J'aurai bien des luttes à soutenir contre un ennemi qui m'a toujours renversé : moi-même. »

Octave Mirbeau, Lettres à Alfred Bansard des Bois, Ed. du Limon (1989)


« Les prolétaires de lettres, ceux qui sont venus à la bataille sociale de la littérature avec leur seul outil de la plume, ceux-là doivent serrer leurs rangs et poursuivre sans trève leurs revendications contre les représentants de l'infâme capital littéraire. »

Octave Mirbeau, Les Grimaces, 15 décembre 1883


« En art, l’exactitude est la déformation et la vérité est le mensonge. Il n’y a rien là d’absolument vrai, ou plutôt il existe autant de vérités humaines que d’individus. »

Octave Mirbeau, « Le Rêve », Le Gaulois, 3 novembre 1884


« L'amour moderne ne marche qu'accompagné de deuils, de folies, de trahisons, de dégoûts, de révoltes, de toutes les passions funestes de l'esprit. Et toujours, trivial ou sublime, il y a du sang au dénouement. »

Octave Mirbeau, « Roland », La France, 8 mai 1885.


« Pourquoi redouter le néant ? Pourquoi craindre ce que nous avons déjà été ? Partout la mort est là qui nous guette. N'est-ce point elle qui est la vraie liberté et la paix définitive ? »

Octave Mirbeau, « Le Suicide », La France, 10 août 1885.


« Savoir admirer, c'est l'excuse des humbles comme moi, qui peinons dans les journaux à d'obscures et inutiles besognes. »

Octave Mirbeau, « Émile Zola », Le Matin, 6 novembre 1885.


« Ne hais personne, pas même le méchant. Plains-le, car il ne connaîtra jamais la seule jouissance qui console de vivre : faire le bien. »

Octave Mirbeau, Lettres de ma chaumière (1885)


« L'homme se traîne pantelant, de tortures en supplices, du néant de la vie au néant de la mort. »

Octave Mirbeau, « Un Crime d'amour », Le Gaulois, 11 février 1886


« On a déformé les fonctions de mon intelligence, comme celles de mon corps, et, à la place de l'homme naturel, instinctif, gonflé de vie, on a substitué l'artificiel fantoche, la mécanique poupée de civilisation, soufflée d'idéal... l'idéal d'où sont nés les banquiers, les prêtres, les escrocs, les débauchés, les assassins et les malheureux. »

Octave Mirbeau, L'Abbé Jules (1888)


« Le public veut de l’amour et ne veut que de l’amour. Les littérateurs sont bien forcés d’en vendre. Ils en vendent en boîte, en sac, en flacon, en bouteille. Si la littérature est restée en arrière des sciences, dans la marche ascensionnelle vers la conquête de l’idée, c’est que, plus avide de succès immédiats et d’argent, elle a davantage incarné les routines, les vices, l’ignorance du public, qui veut qu’on le berce et qu’on le berne avec des histoires de l’autre monde. »

Octave Mirbeau, « Amour ! Amour ! », Le Figaro, 25 juillet 1890


« Le critique est, en général, un monsieur qui, n'ayant pu créer un tableau, une statue, un livre, une pièce, une partition, n'importe quoi de classable, se décide enfin, pour faire quelque chose, à juger périodiquement l'une de ces productions de l'art, et même toutes à la fois. Étant d'une ignorance notoirement universelle, le critique est apte à toutes besognes et n'a point de préférences particulières. »

Octave Mirbeau, « Gustave Geffroy », L'Écho de Paris, 13 décembre 1892.


« L'État pèse sur l'individu d'un poids chaque jour plus écrasant, plus intolérable. De l'homme qu'il énerve et qu'il abrutit, il ne fait qu'un paquet de chair à impôts. Sa seule mission est de vivre de lui, comme un pou vit de la bête sur laquelle il a posé ses suçoirs. L'État prend à l'homme son argent, misérablement gagné dans ce bagne : le travail ; il lui filoute sa liberté, à toute minute entravée par les lois ; dès sa naissance, il tue ses facultés individuelles, administrativement, ou il les fausse, ce qui revient au même. »

Octave Mirbeau, Préface de La Société mourante et l'anarchie, de Jean Grave, 1893.


« Quant aux poètes, aux philosophes, aux savants qui se torturent l'esprit pour chercher la raison, le pourquoi de la vie, qui l'expriment en formules contradictoires, qui la débitent en préceptes opposés... ce sont des farceurs ou bien des fous... Il n'y a pas de pourquoi... »

Octave Mirbeau, « Mémoire pour un avocat », Le Journal 14 septembre 1894.


« Aujourd’hui l’action doit se réfugier dans le livre. C’est dans le livre seul que, dégagée des contingences malsaines et multiples qui l’annihilent et l’étouffent, elle peut trouver le terrain propre à la germination des idées qu’elle sème. »

Octave Mirbeau, « Clemenceau », Le Journal, 11 mars 1895


«Nous mourons plus des imbéciles que des crapules. Ah ! je commence à vénérer les belles canailles. Au moins, avec elles, il y a des chances pour que fleurisse la belle fleur de l'intelligence. »

Octave Mirbeau, Lettre à Henry Correvon (1896)


« Ô brave et honnête morale, que de bêtises et aussi que de crimes on commet en ton nom ! »

Octave Mirbeau, « À un magistrat », Le Journal, 31 décembre 1899.


« Les ingénieurs sont une sorte d'État dans l'État, dont l'insolence et la suffisance croissent en raison de leur incapacité. Une caste privilégiée, souveraine, tyrannique, sur laquelle aucun contrôle n'est jamais exercé et qui se permet ce qu'elle veut ! Quand, du fait de leur incurie notoire, ou de leur entêtement systématique, une catastrophe se produit, ce n'est jamais sur eux que pèsent les responsabilités... Ils sont inviolables et sacro-saints. »

Octave Mirbeau, « Questions sociales », Le Journal, 26 novembre 1899.


« C’est avec les vers qu’on habille le plus somptueusement le néant ou le pas grand chose. Par les vers, on rend le vide sonore, et le néant se peuple aussitôt de quelque chose. »

Octave Mirbeau, « Conte pour une malade », Le Journal, 9 septembre 1900


« Si infâmes que soient les canailles, ils ne le sont jamais autant que les honnêtes gens. »

Octave Mirbeau, Le Journal d’une femme de chambre (1900)


« Il n’y a pas de pires ignorants, de pires imbéciles, de pires réactionnaires, par conséquent de plus dangereuses bêtes que ce qu’on appelle les hommes d’esprit. »

Octave Mirbeau, « Sur les académies », Le Journal, 12 janvier 1902.


« Ordinairement je ne me refuse pas à accepter pour vraies les choses les plus invraisemblables, lesquelles sont, en général, toujours en dessous de la réalité, car, plus je vais dans la vie, et plus je m’aperçois que c’est la vie qui exagère, et non ceux qui sont chargés de l’exprimer. »

Octave Mirbeau, « L’Abbé Cuir », Le Journal, 16 mars 1902.


« Je n'ai pas pris mon parti de la méchanceté et de la laideur des hommes. J'enrage de les voir persévérer dans leurs erreurs monstrueuses, se complaire à leurs cruautés raffinées. Et je le dis. »

Octave Mirbeau, Comedia, 25 février 1910

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